Le Montana, une cabane, une histoire

Le Montana, rien que le nom me fait rêver. Une cabane dans ces magnifiques forêts du Nord des Etats-Unis, perdue, au bord d’une rivière qu’il faut traverser chaque fois qu’on veut retourner à la “civilisation”. Trois femmes, trois générations, une histoire de survie au coeur d’une nature souvent rude mais tellement belle, une histoire d’amitié profonde, durable, salvatrice, une histoire d’entraide indéfectible au f il des années.

Eveline s’est mariée à Emil qui a émigré dans le Montana pour fuir son Allemagne natale dont le racisme et le chômage n’offre plus beaucoup d’espoir en l’avenir. Ils viennent de s’installer dans une cabane au coeur de la forêt. Pas d’eau, pas d’électricité,  un approvisionnement difficile, tout le bois à couper pour se chauffer durant les hivers si longs et rigoureux, mais une force de vie et un amour qui les galvanisent et leur offre un fils.

Pourtant, c’est une lettre qui enclenchera le processus de sabotage de ce bonheur simple qui les portait :Emil doit retourner en Allemagne pour soigner et accompagner son père, gravement malade. Son retour aux USA sera compromis par l’entrée en guerre de l’Allemagne en 1939. Eveline choisit de rester seule avec son fils dans la cabane, s’appuyant sur l’amitié de Lulu, une femme qui , avec son fils illégitime, a fuit la vie en ville pour se mettre à l’abri de ceux qui la jugent. De part et d’autre de la rivière ces deux femmes se sont découvertes, sont devenues amies.  Un soir, un drame. Eveline sera victime d’un viol. Avec l’aide de Lulu et de son compagnon Reddy, elle mènera sa grossesse à terme, sans en souffler mot dans ses lettres à Emil, et choisira d’abandonner la petite fille, qui vient de naître, à la porte de l’orphelinat de la ville voisine.

S’en suivra le récit de la deuxième génération, l’enfance de cette petite fille sans père  ni mère, dans des conditions terribles, puis  celui de la troisième génération qui donnera à penser qu’une malédiction s’est abattue sur cette jeune famille qui venait de s’établir dans ces contrées retirées du Montana.

Grâce à la traduction élégante et soignée de Josette Chicheportiche, vous pourrez dévorer ce roman de la féminité à la fois respectée et malmenée, cet hommage vibrant à l’amitié et à la nature qui donne foi en l’humanité même si les blessures que les hommes peuvent s’imposer sont souvent terribles.

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